Griffures de printemps (version papier)
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Griffures de printemps (version papier)

Prix
12,70 €
TTC

L’auteure a vécu le Printemps arabe avec ses tripes et une grande lucidité. Il s’agit d’une poésie humainement engagée, troublante.

Auteur : Khadija EL BOURKADI

Prix : 12.70 €

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Quantité

Parce que le mouvement est inédit, le poète, témoin des soulèvements qui ont secoué le monde arabe, ne peut y rester indifférent. Ce recueil, composé entre 2011 et 2015, n’en est pas un simple constat, une peinture figée, mais livre un ressenti : l’évènement interpelle l’auteure. L’écriture est assumée.

Les quatre parties de l’ouvrage se présentent comme une succession de tableaux vivants, mais aussi d’arrêts sur l’image. De l’euphorie du changement, impulsé par l’élan vers la liberté des peuples déchaînés, l’auteur vire vers le désenchantement, la colère. Une perception des dérives de l’évènement qui prend vite une portée générale pour se révolter contre les malheurs et dénoncer les horreurs sous toutes leurs formes : la guerre, l’intégrisme religieux, les répressions violentes, la destruction du patrimoine mondial, les ingérences étrangères. Une note d’espoir vient clore ce recueil.

97823679100574

Fiche technique

Auteur
Khadija EL BOURKADI
Hauteur
204 mm
Largeur
134 mm
Poids
110 g
Nombre de pages
76
Format
Papier
Genre
Poésie
Année parution
2016

Sous un ciel lancinant comme les airs amers
Des espoirs avortés, ô le mortel supplice,
Je bois l’illusion, cru d’une cicatrice,
Griffure d’un printemps bourgeonnant à l’envers.

Je vois demain pleurer le jasmin défleuri
Par des vents opposés venus d’autres rivages,
Les éclats chatoyants d’évanescents mirages
S’effacer sur les ergs d’un présent dépéri.

Il flotte autour de moi d’aigres relents de peur.
Les flots de l’inconnu, frangés d’incertitude,
Déversent des embruns, mouillés de solitude,
Dans les cœurs embrumés par le songe qui meurt.

Les rêves confisqués gisent disséminés
Aux pieds des assaillants insouciants des râles
De l’aube déchirée aux sifflements des balles,
Faucheuses d’insoumis, disparus calcinés.

Je vois la liberté flagellée à l’envi,
Les médias partisans mater les consciences.
Que reste-t-il des vœux, des pressantes urgences,
Rien qu’un écœurement, de longs soupirs suivi.

(Je vois demain pleurer)

© iPagination, 2016

Khadija El Bourkadi, professeure de lycée, puis inspectrice principale de l’Enseignement secondaire à Tanger (Maroc), est prise d’une passion pour la lecture dès son plus jeune âge. Son amour de la langue française et sa formation littéraire ont fait germer chez elle la passion des mots. Adolescente, elle se découvre poète. Elle écrit par plaisir. Son premier recueil, Des airs d’elles, est paru en février 2012 (éditions Bouregreg, Rabat).

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