La langue de l'amour 2 (version papier)
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La langue de l'amour 2 (version papier)

Prix
9,90 €
TTC

L’amour est poème, le poème est le verbe, constamment réinventé, depuis l’origine.

Auteurs : AGATHE, Daniel BIRNBAUM, Sébastien BROUCKE, FredStaal, Evelyne de GRACIA, Jacques HUIBAN LAGROIS, INDHIRA, Thierry TOUGERON

Prix TTC : 9,90 €

Quantité

L’amour est poème, le poème est le verbe, constamment réinventé, depuis l’origine.

L'amour est ici décliné dans l’infinité des possibles de la langue poétique : langue de l'amour pour conjurer les solitudes incontestables de notre société, langue de l'amour pour éviter les oubliettes du temps où risque de sombrer ce qui a été et qui doit rester à jamais gravé dans les cœurs, langue de l’amour qui recrée l'attachement familial, qui exprime tantôt l'unique raison d'être et d'avoir été, tantôt la totale déraison de la passion, langue de l’amour, ce sentiment le plus célébré, mais aussi le plus maudit, langue de l'amour, qui retrace des trajectoires qui auraient pu rester inédites, qui explore sans cesse de nouveaux territoires, qui invente sur chaque page de nouveaux hymnes...

Écoutons la langue de l’amour célébrer en ce recueil ce qui nous porte aux émotions les plus puissantes, les plus douces, et les plus violentes.

9782367910341

Fiche technique

Hauteur
204 mm
Largeur
134 mm
Poids
180 g
Nombre de pages
130
Format
Papier
Genre
Poésie
Auteur
AGATHE, Daniel BIRNBAUM, Sébastien BROUCKE, FredStaal, Evelyne de GRACIA, Jacques HUIBAN LAGROIS, INDHIRA, Thierry TOUGERON
Année parution
2014

Je m’inquiète d’un rien,
Je ressens tout de toi,
Ma joie et tes chagrins
S’écrivent sous nos doigts.
Je me dis que demain
Je serai dans tes bras,
Qu’importe, le temps n’est rien
S’il existe par toi…

Vivre par procuration
D’une plume pourquoi pas,
Si un jour la moisson
Riche de nos émois,
Glane toute la richesse
De messages d’amour,
Renforce la tendresse,
D’une vie de secours…

Ta force et tes faiblesses
Me rapprochent de toi,
Où es-tu quand tu me laisses
Si près, si loin déjà ?
Je me niche sous ton aile
Je respire en secret
Des envies d’essentiel
Des maux teints de regrets

Vivrai-je le matin
D’un réveil dans tes bras,
Dans des draps de satin
Froissés de nos ébats ?
Je ne rêve de rien,
Je n’ai pas les moyens
D’écrire à quatre mains
L’histoire de demain…

(AGATHE, Flux et reflux)

*****

T’écrire ce soir
Sans bruit
Pour te sentir encore
Un instant
Un verbe
Encore un peu
Un mot
Pour te deviner là
Avec moi
Couchée sur le papier
Quelques minutes
Encore
Un point
Prolonger
Juste un moment
Encore une virgule

Me glisser dans nos phrases
En silence
En points de suspension

Me blottir par nos mots
Contre les feuilles de ta peau

C’est la force du poème
C’est sa faiblesse aussi
Ce n’est que du papier

(Fred STAAL, Le lent gage de l’amour)

*****

Ce matin…

Tout à coup il se passe quelque chose de nouveau, ou connu mais enfoui. Nous buvons dans la même bouteille Tu te réveilles à mes côtés et déjà l’air n’est plus identique. Un mouvement naturel nous rapproche, nous reprenons la discussion des caresses à l’endroit même où nous l’avons abandonnée dans la nuit. Les gestes et les mots succèdent aux gestes et aux mots. C’est comme s’il ne pouvait pas y avoir de fin.

Tu te lèves et je suis ton être du regard. Tu t’échappes dans la salle de bain et je me laisse retomber sur l’oreiller en fermant les yeux, sans pouvoir dormir : les odeurs de la nuit ne sont pas parties. Comme des gouttes de pluie, les images montent à mes sens : elles sont l’idée que je me fais des tes actes à ce moment intime de la journée… Ces rituels qui font de nous des êtres de chair. Une longue douche… L’eau s’écoule sur toi et moi je suis dans le désert, assoiffé ! J’irai récolter la moindre goutte.
Écoute la métamorphose de la douceur ce matin :

« La nuit s’en est allée, chevauchant les souvenirs de sa matière dorée. Au-delà des rideaux de bois, par la fenêtre, la vie éveille docilement les sens endormis, dans un bien-être sans âge. Un léger souffle de l’air frais apporte dans son aile les lueurs des chants d’oiseaux et les embruns des premières fragrances du jour. »

(Thierry TOUGERON, Sur l’île)

© iPagination, 2014