Éclats éphémères (version papier)
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Éclats éphémères (version papier)

Prix
12,90 €
TTC

La philo à portée de tous. Le bonheur, le temps, le devoir, la violence, l'imaginaire...

Auteur : Christophe VALLÉE

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L’homme croit que vivre entouré d’images suffit pour donner un sens à son existence. Et puis comme toujours la réalité se rappelle à son bon plaisir et fait irruption dans sa vie spéculaire. Il ne faut pas oublier que l’histoire est tragique et il convient ainsi, de temps en temps, de revenir à la vérité fondamentale, à savoir que l’homme est d’abord et avant tout composé d’un corps fait de chair et de sang avec des désirs, des plaisirs, du bonheur et de la souffrance, en un mot ce qu’on appelle la condition humaine.

Ainsi ce petit livre n’a d’autre but que de revenir aux questions éternelles et essentielles qui seules ont quelque valeur. « Bien peu réussissent à voir un problème dans les réalités que nous vivons et auxquelles nous sommes habitués : l’œil n’est pas accommodé à une telle perception » écrit Nietzsche. Bonne lecture, cher lecteur bénévole.

Découvrez la chronique de Patryck Froissart parue chez La cause littéraire en cliquant ici.

 

9782367910550

Fiche technique

Auteur
Christophe VALLÉE
Hauteur
204 mm
Largeur
134 mm
Poids
160 g
Nombre de pages
112
Année parution
2016

Essayer de donner un sens à l’existence est une entreprise bien périlleuse ; tout dans la vie fait signe et tout livre de sagesse à destination de tout un chacun interroge la parole, les problèmes courent les rues mais personne ne sait les voir car nous ne sommes pas habitués à séparer l’essentiel de l’accidentel, la surface de la profondeur, l’apparence de la réalité. Parler est donc à la fois essayer de trouver un sens à notre existence qui ne soit pas considérée comme un simple instrument social pour manger, boire, dormir mais puisse conduire à l’action qui nous détermine et nous met à l’épreuve de la réalité quotidienne. Parmi ces épreuves que rencontre l’homme moderne il y a précisément le rapport à l’outil qu’il soit numérique ou autre et dans la contemplation duquel bien souvent nos existences se dissolvent jusqu’à faire oublier le temps qui passe, tout occupés que nous sommes à accumuler des richesses, oubliant en nous la vérité fondamentale qui est que nous sommes un être sensible, un être désirant les beautés sensibles qui se dérobent jusqu’à ce que survienne le respect. Quand la loi finit par opprimer les plaisirs sensibles, nous sommes alors en droit de poser la question : mais alors qu’est-ce qu’être heureux, quel est le sens du bonheur si tant est que celui-ci en ait un ? Ne serait-ce qu’un simple idéal de l’imagination ?

C’est ce qu’on appelle la responsabilité ; autrui et moi décidons d’agir au nom du bien commun, ce qu’on appelait autrefois du beau nom de politique, mais non dans l’appareil d’un parti où les apparences sont forcément trompeuses puisqu’il s’agit de diversion pouvant basculer dans le mal, cette banalité du mal dont parlait Hannah Arendt, pire encore dans le monstrueux. Cette stratégie a conduit le peuple à devenir esclave de lui-même, esclave de l’esclave, la tension sociale a mené à la révolte de la personne humaine qui refuse d’être simple machine, qui revendique ses droits jusqu’à se faire violence pour vouloir la justice. Certes il n’y a de justice sans tolérance, c’est-à-dire sans la reconnaissance en chacun de la même humanité qui n’autorise personne à disposer de la vie d’un autre surtout pour des questions de croyances religieuses ou de convictions politiques : nous touchons là au fondement même des droits de l’homme et du citoyen.

Le problème dans une époque trouble est que le droit s’interprète souvent sous la forme de l’exclusion, de la prison, de la peine qui permet à la responsabilité de se fondre dans la culpabilité. La difficulté des temps permet alors peut-être de vouloir se dépasser par l’imaginaire afin autant que faire se peut de retrouver les lumières, proposer un nouveau modèle de réflexion qui ne soit pas un vœu pieux et qui puisse permettre grâce à l’écriture d’essayer de redonner du sens à ce qui n’en a plus.

C’est alors que nous mesurons combien le temps qui nous pèse et nous rend aussi plus transparents à nous-mêmes, est en quelque sorte le miroir profond du cheminement de toute existence.

© iPagination, 2016

Christophe Vallée fut élu, à l’unanimité des membres des jurys, plus jeune Docteur de France en Sorbonne en philosophie à l’âge de 23 ans sous la direction de Jean-Toussaint Desanti, et Lauréat de la Fondation de la vocation, promotion Yves Coppens, Collège de France. Il a enseigné au Collège international de philosophie à l’invitation de Jacques Derrida puis vécu dans l’archipel des Comores, à Mayotte, à L’Île de la Réunion, à l’Île Maurice, en Hongrie avec des missions à Madagascar, en Inde, en Afrique du Sud, au Danemark, en République tchèque…

Docteur d’université, il est actuellement professeur Agrégé de Philosophie dans l’enseignement supérieur en Île-de-France. Depuis une quinzaine d’années, il alterne les livres, romans, essais – dont une préface commune avec Jean-Marie Le Clézio, Prix Nobel de Littérature –, les articles, les conférences de philosophie et de littérature en Afrique, dans l’océan Indien, en Europe centrale et orientale, à l’Institut Français, en Université ainsi qu’en France. Son dernier roman, L’amante interdite, publié aux éditions iPagination en 2014, a été préfacé par Ananda Devi.

Claire Delorme lit "Éclats éphémères" de Christophe Vallée dans "Voyage au bout de la nuit" sur C8 :

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